Jonathan Sitthiphonh

-juin juillet 2020-

Après un parcours scientifique et un passage à l’Université des Sciences Exactes et Naturelles, Jonathan Sitthiphonh a étudie le Design à l’ESAD de Reims, les Arts à l’ENSA de Bourges et l’Architecture à la CAFA de Pékin. Depuis 2010 il travaille dans son atelier à Bourges et vie principalement en France. À l’image des robots de combat de science-fiction, il a construit une épave dont les origines et la fonction questionnent l’imaginaire du spectateur.

La structure en bois sur laquelle prolifère une végétation sauvage laisse les indications d’une machine archaïque d’un temps ancien. Mais le design futuriste du « Robot » nous pousse à fantasmer une technologie à venir. L'artiste joue délibérément sur cette opposition afin de créer une situation d’archéologie « retro futuriste ». De plus, on ignore si la chose est vivante, assoupie, morte. Si c’est un objet, d’où il vient, s’il est encore fonctionnel, qui l’a créé ? Toutes ces questions stimulent l'imaginaire du spectateur et posent les bases d’une mythologie contemporaine. Ce géant anthropomorphique revisite le mythe du Golem (rapports Homme-création-machine-Dieu) à l’époque où les avancées technologiques défient les croyances d’autrefois.

elparo

-1er semestre 2020-

"elparo", artiste autodidacte est arrivé en résidence le 6 mars. Issu du milieu graffiti, sa pratique s'est diversifié au cours des année explorant l'art pictural pendant un temps pour finalement se consacrer aux oeuvres in situ. elparo a réalisé, en collaboration avec les jeunes une pièce d'origami où chaque adulte a été acteur de la génèse du projet à la finalisation. Sa pièce qui est installée au bord d'un pré, représente un grue monumentale . Elle es inspirée de la légende des mille grues, l'histoire de Sadako Sasaki . Des ateliers se sont succédés pendant une semaine avec l'atelier Recycl'Art, l'artiste a raconté l'histoire de la grue au jeunes adultes, ensemble ils ont observé et réalisé des pliages papier.

Anaïs Dunn

-1er semestre 2020-

Anaïs DUNN, est une artiste diplômée de l'Ecole des Beaux Arts de Strasbourg. Elle a suivi la formation CEPIA 1 et CEPIA 2 à l'Ecole des Beaux arts de Bourges. Anaïs porte son attention sur les qualités intrinsèques des matières, leur poids, leur chaleur, leurs déplacements dans l'espace. Ses installations, sculptures ou vidéos sont généralement reliées à des préoccupations écologiques. Le projet réalisé avec les adultes de la Châtaigneraie s'est échelonné de février à juin à raison de 3 jours par mois. Sa création baptisée "Wind Tree" a permis une rencontre régulière avec les adultes et la réalisation de voiles à l'aide d'une machine à coudre. Elles sont fixées sur un mât métallique hissé au milieu de production maraîchère.

Jordan Russ

-novembre 2019-

L’artiste Jordan RUSS, graffeur, titulaire d’un BTS, Bachelor et master en design d’objets en Angleterre, a multiplié les expositions collectives, résidences artistiques et les festivals en Europe. Au gré de ses interventions, il a rencontré et collaboré avec différents publics, scolaires, adolescents en centre socio-culturel.
Pour la première fois dans son parcours, il a partagé son art avec les adultes accueillis à la Châtaigneraie. Après avoir tendu une toile spécialement conçue pour l’initiation à l’art du graff, Jordan a accueilli chaque jour les adultes de chaque atelier et leur a expliqué le maniement de la bombe aérosol; lui même réalisant ses oeuvres murales majoritairement au pinceau et à l’acrylique.

Sa fresque murale, baptisée « Traversée », symbolise notre philosophie et nos valeurs. Les couleurs sont douces et apaisantes avec une alternance d’éléments illustratifs et de formes graphiques. La présence de l’animal et du végétal se juxtaposent avec beaucoup de poésie. Une représentation très onirique de la transmission. Notre sentier des Arts s’enrichit d’une nouvelle œuvre que le public est invité à venir découvrir.

David Supper Magnou

octobre 2018 à avril 2019

David SUPPER MAGNOU, est un artiste indépendant et professeur d’arts plastiques. Il a été diplômé à l’ENSA de Bourges et a participé au programme Cépia 1 et 2. David a pour passion le bois. C’est donc tout naturellement qu’il a orienté ses recherches et son travail sur l’environnement et la relation qu’entretient l’humain avec son habitat avec pour médiums principaux le dessin et le bois. Il privilégie le travail in situ lors de ses interventions et expositions s’inspirant de la situation géographique et de l’histoire du lieu. Lors de sa résidence-mission Culture & Santé effectuée entre Octobre 2018 et Juin 2019 David a réalisé une architecture refuge à l’échelle individuelle sous forme de bloc erratique avec une ossature en métal recouverte de bois brûlé. Le refuge intime et invisible de la pensée. Le refuge en tant qu’habitat. Le refuge en tant qu’abri des autres. David a également collaboré avec l’artiste italienne Paola PIZANI pour le projet des « Futurs de l’Ecrit » de Noirlac lors de la résidence-mission Cépia2 à cette même période.

Thomas Mocaër

octobre 2018 à avril 2019

Thomas MOCAER est un artiste bordelais, diplômé de l’Ecole Supérieur d’Arts Visuels de Tournai en Belgique. Il a également suivi la formation Cépia 1 et 2 (Centre d’Étude au Partenariat et à l’Intervention Artistiques) à l’ENSA de Bourges. Nous l’avons accueilli, dans le cadre de la résidence-mission Culture & Santé sur 4 périodes d’Octobre 2018 à Juin 2019. Il a également participé à la résidence-mission Cépia 2 en collaboration avec Paola PIZANI, artiste italienne pour le projet des « Futurs de l’Ecrit » de Noirlac sur deux semaines à ces mêmes périodes. Thomas Mocaer réalise des installations photographiques qui deviennent la matière première de ses œuvres. Lors de sa résidence, Thomas s’est inspiré des lieux, des rencontres avec les adultes afin de créer un refuge mémoriel à l’aide de panneaux de plexiglass thermoformés sur lesquels ont été imprimées les images réalisées précédemment. Cette pièce s’apparente à un refuge à mi-chemin entre la couverture et la feuille. Cette installation camoufle et protège tout en proposant d’observer les détails de sa structure faites de photographies et de dessins représentants des éléments collectés sur place par les adultes. Ces éléments ont été sélectionnés, photographiés et reproduits à de nombreuses reprises, accentuant l’importance du détail et de l’accumulation. Cette pièce est amenée à évoluer grâce à l’écosysyème environnant.